Comment le compost va sauver le monde : Épisode 4

Épisode 4 : le compost lutte contre le réchauffement climatique

Dans ce quatrième et dernier épisode, découvrez comment le compost est un facteur de lutte contre le réchauffement climatique en stockant le carbone dans le sol. Voilà une solution à portée de main : le compost, c’est de la biomasse, de la matière organique qui absorbe le carbone.

Par Maëlle Joulin.

SÉRIE : Comment le compost va sauver le monde !

 

Ép 4 : le compost lutte contre le réchauffement climatique

 

Vous avez loupé des épisodes ?  Retrouvez aussi les autres pouvoirs du compost : il nourrit la planète (épisode 1), il préserve l’eau (épisode 2) et prévient les inondations (épisode 3).

 

Le défi : le réchauffement climatique

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On ne va rien vous apprendre : la terre se réchauffe sous l’effet des activités humaines. Nous émettons d’énormes quantités de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère : 9 tonnes par an et par Français en moyenne, selon l’Ademe. Cela a pour effet de renforcer l’effet de serre et d’augmenter les températures globales.

 

On n’insiste pas non plus sur les conséquences dramatiques de ce phénomène. Sécheresses prolongées, canicules, montée du niveau des océans, vont rendre une partie de la planète invivable.

 

 

Comment agir ?

La solution est à la fois simple à dire et compliquée à mettre en œuvre : il faut réduire considérablement les émissions de CO2. L’enjeu est d’être globalement neutre en carbone, c’est-à-dire d’en émettre autant que la biomasse peut en absorber.

 

Cela passe par des modifications profondes de notre économie et de notre manière de vivre : abandon des énergies fossiles, décarbonation des mobilités, relocalisation de la production, isolation thermique des logements, halte à la surconsommation, etc.

 

Concentrons-nous aujourd’hui sur ce que peut faire le compost pour réduire les quantités de CO2 présentes dans l’atmosphère ! Car oui, voilà une solution à portée de main : le compost, c’est de la biomasse, de la matière organique qui absorbe le carbone.

 

 

Quel est le super pouvoir du compost ?

 

Vous avez sûrement déjà entendu parler de “compensation carbone”. Ce principe, qui consiste généralement à planter des arbres, se base sur le cycle du carbone.

 

Comment ça marche ? Le CO2 présent dans l’atmosphère est récupéré par les plantes via la photosynthèse : elles utilisent l’énergie solaire pour fixer le CO2 sous forme de matière organique. Lorsqu’elles meurent, les organismes vivants du sol (bactéries, levures, insectes, vers, etc.) assimilent le carbone et le séquestrent dans le sol. À son tour, ce carbone est utilisé pour nourrir les plantes et finalement l’ensemble des êtres vivants, qui vont ensuite le rejeter dans l’atmosphère.

 

Ce que l’on peut en retenir : les sols, tout du moins ceux qui sont riches en matière organique, sont gorgés de carbone ! Ils représentent un immense “puits de carbone”, un réservoir à même de séquestrer le CO2. Ils contiennent 2 à 3 fois plus de carbone que l’atmosphère et stockent également des gaz à effet de serre au pouvoir plus réchauffant encore que le CO2, comme le méthane et le protoxyde d’azote[1].

 

En 2014, l’université de Berkeley avait démontré que l’épandage de compost sur les pâturages de Californie pourrait séquestrer des gigatonnes de carbone atmosphérique[2]. L’application de moins d’un centimètre de compost sur 5% des pâturages de Californie permettrait de séquestrer dans les sols 28 millions de tonnes de carbone !

 

Cette étude avait aussi mis en évidence que la plus grande part de carbone séquestré ne provenait pas du compost lui-même, mais bien de l’atmosphère. Ce qu’il se passe en réalité, c’est qu’en déposant du compost, on augmente la part de carbone dans les sols, et par là-même leur fertilité (voir épisode 1) et leur capacité de rétention d’eau (épisode 2). Ces sols riches en carbone favorisent une végétation riche et robuste, à même de capturer davantage de carbone dans l’atmosphère.

 

C’est sur ce constat que se fonde l’initiative “4 pour 1000 : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat”, lancée lors de la Cop21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015. L’idée est simple : si le taux de carbone dans les premiers 30 à 40 cm du sol augmentait de 0,4% par an (soit 4 pour 1000), l’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère serait considérablement réduite. La hausse des températures pourrait se maintenir en dessous de 2°C, seuil au-delà duquel le changement climatique aurait des conséquences particulièrement dramatiques, selon le GIEC.

 

 

Cette initiative n’établit pas d’obligation normative en termes de stocks de carbone. Elle vise plutôt à démontrer d’une augmentation infime du carbone séquestré dans les sols agricoles et forestiers est un enjeu majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

En France, l’INRAE a réalisé des modèles agronomiques et économiques pour identifier les capacités de stockage additionnel de carbone[3]. Sa conclusion : il est possible de réaliser l’objectif de 4% par an en France en réalisant deux types d’action. D’une part, maintenir les zones où les stocks de carbone sont élevés : les forêts, les zones humides, les prairies permanentes.

 

Et d’autre part, augmenter ces stocks là où ils sont faibles, c’est-à-dire essentiellement en zone de grandes cultures. Cette augmentation passe par plusieurs pratiques identifiées par l’étude : la rotation des cultures, des couverts végétaux intercalaires et intermédiaires, la plantation de haies, etc. De toutes ces mesures, l’apport de compost et de produits organiques résiduaire est celle qui est la plus facile et la moins chère à mettre en œuvre !

 

 

 

Alors, qu’est-ce qu’on attend ? Nous produisons aujourd’hui un peu plus de 2 millions de tonnes de compost par an. Et nous pourrions en produire 5 fois plus avec les déchets organiques que nous produisons actuellement. Vous nous aidez à y arriver ?

 

 

 

 

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[1] Initiative 4 pour 1000, https://www.4p1000.org/fr
[2] https://www.humboldtseeds.net/fr/blog/compostage-nouveau-remede-rechauffement-climatique/
[3] https://www.inrae.fr/actualites/stocker-4-1000-carbone-sols-potentiel-france

EP 3 : Prévient les inondations

On estime que l’eau s’infiltre sur un sol naturel à hauteur de 50%. Elle s’évapore pour 40% et ruisselle pour seulement 10%. Sur un sol bétonné, complètement imperméabilisé, l’eau s’infiltre seulement à hauteur de 15% et ruisselle pour 55% ! Un facteur de risque d’inondation indéniable.

Voire l'épisode 3

Ep 2 : Préserve l'eau des sols

L’agriculture est une grande consommatrice d’eau : elle représente 70% de la consommation d’eau dans le monde, selon les chiffres de la FAO. Les cultures ont donc tant besoin d’eau ? En fait, pas vraiment, vous allez voir.

Voire l'épisode 2
Terres appauvries

Ep 1 : Structure les sols

Dans le monde 40% des terres agricoles et 25% de la surface terrestre sont appauvries, ce qui signifie qu’elles ne fournissent pas en quantité suffisante les nutriments dont les plantes ont besoin...

Voire l'épisode 1
Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

On parle de compostage industriel, par opposition au compostage domestique.

En compostage industriel on a la certitude que toutes les matières sont hygiénisées, c’est à dire exposées à des températures de 70° minimum pendant 1 heure.

Cela permet de mettre une plus grande variété de produits à composter, comme de la viande, des agrumes, des coquilles d’œufs, mais aussi des emballages compostables (« OK Compost »).

Souvent le compostage industriel se fait via de grandes plateformes en andain. Mais nos composteurs électromécaniques sont également considérés comme du compostage industriel, on parle souvent de compostage micro industriel.

Nous avons rédigé un article complet la dessus, voici les conclusions :

La méthanisation est un mode de valorisation adapté aux territoires ruraux.

Le compostage est un mode de valorisation adapté aux territoires urbains.

Lire l'article complet ici

 

Le compostage électro-mécanique est le meilleur compromis entre une approche industrielle, et une approche low tech. Les biodéchets sont compostés dans des composteurs électromécaniques. Le côté « industriel » optimise l’hygiène, réduit les nuisances et permet un compost de qualité. Ces composteurs ont les bienfaits des composteurs type bacs bois : très économes, ultra locaux, ils sont un support d’animation et de connexion des habitants aux enjeux du vivant. Sans les inconvénients ( odeurs, nuisibles, faiblesse des capacités de volume..)

Cette solution est optimale pour tous les émetteurs professionnels de 10 à 2000T/an, pour les quartiers denses et pour les communes isolées.

Ça dépend.

Nos machines acceptent la grande majorité des emballages répondant à la norme (« Ok Compost », « Home Compost »,…), à condition parfois que ces matières soient broyées en amont grâce à l'un des broyeurs que nous proposons de coupler au composteur.

Les matériaux « naturels » comme le bois, le kraft, le carton sont eux aussi compostables, s’ils sont mis en petits morceaux.

En cas de doute nous sommes à votre disposition, les problèmes viennent parfois d’emballages avec de nombreuses couches ou de matières très épaisses.

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